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Avis d'expert

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Paris, le 9 décembre 2009

Catherine Lainé-Gillet, Direction Qualité du Groupe GFI Informatique

Les avantages des points de fonction pour les entreprises



Le marché se transforme : les clients se recentrent sur leur cœur de métier

Les besoins des entreprises évoluent et s’orientent vers une externalisation et un changement des critères de sélection afin de ne plus dépendre autant des compétences techniques. L’objectif pour les sociétés est de pouvoir maîtriser la gestion de leur patrimoine applicatif et son évolution, tout en pilotant l’ensemble des applicatifs, avec la perspective d’allier métier et performance.

Dans ce contexte une approche émerge comme un standard : les points de fonction

En effet, si les « métriques classiques » ont longtemps été utilisées, elles font l’objet de nombreuses controverses avec une disparité dans les estimations qui restent souvent trop techniques. Il est donc impératif de recentrer le dialogue en intégrant un axe « Métrique » établi sur les besoins métier des clients, base de la méthode des points de fonction. Celle-ci s’appuie sur une norme rationnelle, reconnue et applicable à toutes les phases d’un projet.

La méthode des points de fonction offre la particularité de cadrer, selon une vue utilisateur, les règles de quantification permettant d’apprécier la complexité d’un patrimoine applicatif et de son évolution dans le temps, pour fournir les services demandés tout en occultant les considérations techniques. Elle s’applique dans différents contextes sur :
  • Le projet de développement,
  • Le projet d’évolution,
  • Le patrimoine applicatif (image avant-image après).


Les grands principes de la méthode : le fonctionnement des points de fonction en quelques mots

La méthode initialement définie par Alan Albrecht en 1979, repose sur le dénombrement d’unité de mesure appelée points de fonction qui permet d'exprimer la taille fonctionnelle (complexité) d'un système d'information du point de vue utilisateurs métiers, indépendamment des techniques de mise en œuvre et de l'exploitation du système.

En 1994, la méthode a fait l’objet d’une normalisation du point de fonction par l’ISO et l’AFNOR. Ces points de fonction comportent 5 types d’éléments de comptage mesurés, répartis en 2 typologies qui prennent en comptent des éléments statiques et dynamiques.

Le principe de comptage repose sur une démarche structurée intégrant des phases de cadrage, de partage d’information et de communication afin d’appréhender les besoins métiers, d’avoir les mêmes concepts et d’intégrer une gestion des priorités. Il est impératif à ce stade de s’appuyer sur des référentiels de comptage (dictionnaire), d’intégrer les contextes et particularités métiers des clients et de mettre en œuvre une organisation adaptée.
Il faut également bien identifier le fait que la méthode des points de fonction définit la complexité fonctionnelle et n’est pas une méthode d’estimation des charges. Il faut lui appliquer une méthode de transformation pour calculer la charge.

Cette étape n’est pas ordinaire puisqu’elle engage la productivité des équipes et doit donc être encadrée. Les engagements ne peuvent donc être pris qu’après une démarche d’analyse basée principalement sur des benchmark, retours d’expérience et pratiques du marché.

Le champ d’application : où en sont les clients ?

Si la méthode des points de fonction a pris une place importante au sein des grands groupes grâce à la maturité de sa mise en œuvre, et a permis de faire évoluer la stratégie d’achats de leurs prestations grâce à un dialogue établi sur une complexité fonctionnelle, l’approche prend toute son ampleur en se positionnant comme un outil de pilotage permettant de mesurer la performance.

Axée sur l’analyse des indicateurs (contrôle de la transformation, ratios qualité/ productivité/ coût/ réactivité), elle donne les clés pour cibler les priorités, maîtriser les risques et impacts des projets pour investir de manière stratégique.

Couplée à l’approche points de fonction, l’analyse de la valeur apporte toute son essence en proposant une méthode rationnelle axée sur des process d’optimisation permettant d’offrir des prestations de qualité parfaitement adaptées au besoin et à moindre coût. Cette démarche nécessite une parfaite connaissance des métiers clients afin de déterminer qu’elle est le strict nécessaire à réaliser sans impacter la qualité des services à rendre.

Il faut cependant rester prudent quant au champ d’application de la méthode et aux interprétations qui en sont faites pour pallier des difficultés techniques importantes, pour mesurer des aspects relatifs à la gestion des automates ou la production d’algorithmes complexes, non pris en compte dans le standard.

Ces éléments mettent en exergue le fait qu’il reste encore des améliorations à apporter à la méthode pour répondre aux besoins des clients et que le risque de dérive est grand s’il ne fait pas l’objet d’une normalisation (ISO par exemple).


À propos de GFI

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